Anaïs de Chabaneix

Biographie

Anaïs de Chabaneix

Née en 1987

Vit et travaille à Paris

 

Formation 

2011 Diplôme national supérieur d’arts plastiques (DNSAP), Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris 

 

Expositions 

2011   

Jeune Création (exposition collective), 104- Paris

Parcours Saint-Germain, Agnes B, Paris

Prix des Amis des Beaux-Arts (exposition collective),  Ensba, Paris

Now.here (exposition collective), Ensba, Paris

 

2010    Light (exposition collective), résidence [temps], Villardebelle (11)

Stream of Memory, CAA, Hangzhou, Chine

 

2009   Mimétique (exposition collective), Ensba, Paris

 

Bourse / Prix

 

2011 Sélectionnée pour le Prix des Amis des Beaux-Arts, Ensba, Paris

2010 Bourse Collin Lefranc, à la China Academy of Art, Hangzhou, Zheijiang, Chine



Le regard de Theodora Domenech sur Anaïs de Chabaneix

Par des associations étranges et contradictoires dans les matériaux et les références évoquées pour chacune des parties de ses oeuvres, Anaïs de Chabaneix joue sur les renversements de sens et les paradoxes, pour mettre en lumière la complexité de notre perception. 

Par delà la diversité des références dont témoignent ses œuvres, deux thèmes semblent traverser l’ensemble de son travail : le spirituel d’un côté, la musique de l’autre. Il s’agit en effet de deux domaines auxquels sont communément associés les caractères d’invisible et d’impalpable. Anaïs de Chabaneixchoisit de les aborder par le biais de la sculpture, afin de mettre en avant un caractère fondamental du sentir.

L’artiste nous amène à éprouver les limites de nos facultés sensorielles en créant des tensions visuelles.  Dans la pièce « Mesure » présentant un pied de caisse claire, des baguettes en verre et un bloc de stéatite faisant office de caisse de résonance, l’artiste nous propose une expérience de synesthésie. Les facultés sensorielles y sont donc perpétuellement en dialogue. 

Ayant dressé le constat d’une interdépendance des sens, Anaïs de Chabaneix s’est penchée vers les domaines appelés à tort « surnaturels ». 

Dans la pièce « Quasi », l’artiste trace au sol, au scotch de masquage, un motif géométrique rappelant les « zelliges » marocains « dessinés et pensés, nous dit-elle, par des astrologues mathématiciens à partir du ciel et d’étoiles à huit branches, orientées en fonction des points cardinaux ». Mais les marquages réalisés par l’artiste représentent en réalité un phénomènemicroscopique, des formes de « quasi cristaux ». S’agit-il d’une réunion ou d’une inversion du microcosme et du macrocosme ?Du visible et de l’invisible ? Les œuvres d’Anaïs de Chabaneix sont des plateformes visant à bouleverser nos repères. 

Theodora Domenech